Jour 4-5-6…

 

On est déjà dimanche soir, le temps passe tellement vite !!!!!

Des journées fabuleuses avec les 6 autres nains, mais aussi des personnes rencontrées par hasard sur le chemin. Des paysages sublimes (que vous pouvez voir sur FB  « Jack Compostello »).

158km parcourus en 6 jours et Nils n’a pas perdue de sa tchach.

Niveau physique, bas tout roule je viens d’allez faire la vidange, mais n’oublions pas le confort qui nous accompagne depuis le début.

Bon je vous dis à plus moi je vais faire dodo. <3 – Léo -

 

 

Merci Leo j apprécie fortement ce message de compassion et je remercie aussi fortement les puces de lit à la tour des Anglais

Un agréable voyage avec les 7 nains. – Nils -

 

 

Le chemin s’insinue, à sa guise, en douceur pour l’instant.

Ce soir, peut-être les sacs pèsent-ils à peine un peu plus lourd ; les muscles tirent forcément à mesure que les souvenirs s’épaississent et que notre expérience commune de la marche prend elle aussi ses douces habitudes.
Veiller à l’intégrité du groupe, prendre soin les uns des autres et ce sont soudain toutes les barrières de trois générations qui volent, en éclat de rire bien évidemment ! L’humour est souvent potache entre sept bonshommes en meute. Les plus jeunes constatent parfois hallucinés que les vieux savent être drôles.

Chaque jour amène son flot de nouveaux pèlerins inconnus, nous marchons vite, au rythme que nous dicte nos pas. Il semblerait que « 7 nains » soit le surnom qui nous suive et nous précède parfois. Il faut dire que nous sommes un groupe atypique, pas franchement jeunes rebelles, pas tout à fait vieux retraités ni bobo branchés, nous sommes un joli tout qui se déplace joyeusement, souvent bruyamment j’avoue !

L’effet « deux ados » sur le chemin nous ouvre toutes les portes que nous poussons. Nils et Léo sont nos deux meilleurs arguments quand il s’agit de trouver une âme charitable pour remplir nos gourdes, trouver un gîte, nous donner un renseignement.

Nous voir tous les sept attablés est un plaisir qui ravirait toutes les mères éternellement inquiètes. Le silence qui règne quand les fauves dévorent raconte à lui seul le plaisir que nous prenons aussi dans nos assiettes. Nous traversons des contrées qui font du « bio » un art de vivre. Je suis heureux que les enfants puissent se retrouver face à l’origine du bon goût, celui de vivre libre et heureux ! -SEB-